Un fumeur sur 3 souhaiterait arrêter mais 2 tentatives
sur 3 échouent. C'est un tout nouveau type de vaccin que nous présentent
ces chercheurs du Weill Cornell Medical College, un vaccin « du troisième
type », génétique, d'abord
testé sur des souris pour traiter certaines maladies oculaires et certains types
de tumeurs. Ce vaccin, présenté dans l'édition du 27 juin de la revue Science Translational Medicine entraîne la
production permanente d'anticorps qui vont engloutir la nicotine avant
qu'elle puisse atteindre le cerveau. C'est donc un candidat vaccin très innovant
et prometteur, pour traiter la dépendance à la nicotine et qui pourrait prévenir
les rechutes.
Les
scientifiques montrent comment une dose unique de leur nouveau vaccin est
efficace sur la souris, tout au long de leur vie, contre la dépendance à la
nicotine. Le vaccin utilise le foie (de l'animal) comme une unité de production
permanente d'anticorps qui vont « engloutir » la nicotine au moment où
elle pénètre dans le sang, l'empêchant d'atteindre le cerveau et le cœur.
« Notre façon de traiter la
dépendance chronique à la nicotine est d'avoir ces anticorps en permanence et en
quantité suffisante dans le sang avant la nicotine puisse avoir un effet
biologique », explique l'auteur principal, le Dr. Ronald G. Crystal,
professeur de médecine génétique au Weill Cornell Medical College. Le vaccin mis
au point par son équipe permet au corps de fabriquer ses propres anticorps
monoclonaux dirigés contre la nicotine et de développer son
immunité.
Les autres vaccins anti-nicotine
consistaient à fournir à l'organisme directement des anticorps, avec un effet
limité dans le temps et par injections, désagréables et coûteuses. Il s'agissait
de vaccins passifs avec des problèmes d'ajustement de doses selon les patients
et leurs antécédents de tabagisme. Le second type de vaccins, les vaccins dits
actifs qui inoculent un peu de virus pour faire réagir le système immunitaire,
ne sont pas adaptables à la nicotine qui est une trop petite molécule pour être
reconnue par le système immunitaire.
Ce nouveau vaccin, de type génétique,
est basé sur la séquence génétique d'un anticorps à la nicotine, insérée dans un
vecteur adénoviral ou virus adéno-associé (AAV), conçu pour ne pas être nocif,
avec en plus, des informations qui dirigent le vaccin vers les des hépatocytes.
La séquence génétique de l'anticorps s'insère dans le noyau des hépatocytes, et
ces cellules commencent à produire un flux régulier d'anticorps à la
nicotine.
Testé
chez la souris, le vaccin produit des niveaux élevés d'anticorps en permanence
ne laissant passer que très peu de nicotine au cerveau. Les
chercheurs se préparent donc à tester leur vaccin contre la nicotine chez le rat
puis sur des primates, avant de passer aux essais cliniques chez l'Homme.
Source:
Sci Transl Med 27 June 2012: Vol. 4, Issue 140, p. 140ra87 Sci. Transl. Med. DOI:
10.1126/scitranslmed.3003611 AAV-Directed Persistent Expression of a Gene Encoding
Anti-Nicotine Antibody for Smoking Cessation
(Visuel NHS)

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Bonjour,
Du moins, je l’espère car beaucoup de gens cherche désespérément comment sortir de sa dépendance au tabac.
je pense que ce nouveau vaccin va aider beaucoup de fumeurs